mercredi 17 février 2010

Des amis a qui je veux du bien.

Comment on se fait des copains ici?
Vaste sujet.
C'est marrant pass'que je comptais parler du sujet prochainement, meme si j'avais prevu de parler un peu plus de mes potes restes en France. J'en parlerai donc plus tard.

On dit souvent qu'on a les amis qu'on merite.
Je dois etre un vrai relou alors pass'qu'ici, j'en ai pas beaucoup.
Et les rares que j'ai sont Francais.
Bin oui.
Je sais pas quoi vous dire. c'est pas faute d'avoir essaye.
Y'a eu Jessie James. Avec lequel j'ai vraiment essaye de batir quelque chose. Je pensais que nos differences etaient plus dues a des differences culturelles, jusqu'au jour ou j'ai realise que, non, il etait juste Republicain pur et dur.
Donc bon, mauvais numero.
Y'a eu le Fonz', aussi.
Mais il etait vraiment trop, trop cool. Pas le genre de mec a se prendre la tete pour qui que ce soit. Y compris ses potes. Pas trop le genre de gars que je veux comme ami.
Y'a eu aussi le surfeur d'argent.
Franchement on s'est bien marre ensemble. Seulement, j'ai bouge a San Rafael, lui de l'autre cote de la Bay (stanford) et voila: rupture des communications. "Loin des yeux, loin du coeur" dit-on.
Mais je crois que c'est vrai. Surtout ici. C'est comme ca que ca marche.
Le mode de vie americain, et en particulier les relations, sont directement adaptees a leur mode vie:
Annee lycee en Californie.
Universite sur la cote Est.
1er Job au Texas.
2eme job a Seattle.
Comment voulez-vous creer des liens avec qui que ce soit comme ca?
En tout cas, c'est pas comparable avec ce qu'on peut faire en France.
Comparant avec mon cas: Lycee a Bondoufle, Fac a Orsay (et un peu a Pasteur), Job etudiant a Boulogne-Billancourt, These (donc un peu un premier job) a Orsay, forcement, j'ai toujours garvite autour de la RP. Et donc pendant 10 ans, j'ai forcement traine un peu avec les memes personnes. C'etait facile.
S'attendre a creer la meme chose avec un Americain est utopique.
C'est pas un cas auquel ils sont habitues. L'Americain ne saura pas faire. Mais que ce soit clair: c'est pas de sa faute.
Donc demander ce niveau d'intimite, d'amitie a Americain est, a mon avis, stupide.
Maintenant, vous noterez que j'ai parle des "amis". Pas des "copains".
Des copains t'en as plein. Pour les memes raisons qu'ennoncees auparavant d'ailleurs.
Car oui, c'est facile de se faire des potes ici. L'obligation d'avoir a bouger de place en place implique de savoir s'adapter: en 15 minutes, tu peux devenir pote avec quelqu'un.
C'est un sacre atout.
Echange de numeros de tel au bar, si ca a accroche, tu peux etre sur qu'il t'appellera la prochaine fois qu'il sortira.
Le solitaire au bar est typiquement Francais.
Les "clans" qui se melangent pas pendant les soiree, c'est egalement typiquement Francais.
Tout ca n'existe pas ici.
Les Americains adorent tchatcher avec des inconnus. En soiree, au bar, c'est impossible de rester seul. Vraiment.
En meme temps, je voudrais mettre un bemol a la situation que je decris: j'ai 33 ans, 34 dans 4 mois (mais PAS encore 34, ok!?), j'ai 2 gosses, je suis donc devenu un peu chiant, au sens pas super interessant: je ne bois plus si je dois conduire pour rentrer a la maison, faut vraiment me motiver pour sortir apres minuit (je sais que le lendemain, j'ai les 2 oisillons qui piailleront), je branche plus les gonzesses, bref je suis plus le deconneur que j'etais.
Pas facile de se faire des potes comme ca. Ou alors faut taper dans ceux qui sont deja dans ma situation et franchement, je les trouve trop chiants (logique...)
Restent donc les "copains du boulot", ceux qu'on rencontre au taf et avec qui on accroche bien. D'ailleurs apres 30 berges, je crois qu'ils constituent 90% de l'ecosysteme (je me rappelle des potes de mes parents comme etant des potes du taf ou du club de Tennis... Leurs amis d'enfance, on les voyait une fois par an....).
Les collegues, donc.
Alors du cote de MmePiou, ils sont tous Francais. Logique. Et c'est parmi ceux-la qu'on s'est fait quelques amis, au sens vrais amis. Mais on les compte sur une main. Plein de copains bien sur, mais bon, ils sont pas Americains.
A mon boulot a moi, maintenant... Franchement... Comment dire... Ils sont tous tres sympas, certes, mais bon. J'en ai deja parle... Ils sont pas Rock&Roll du tout. On deconait sur le sujet avec MmePiou un soir, mais c'est vrai: je vis dans un monde de Nerds.
Bon y'en a un qui est marrant, vraiment marrant. Donc lui, peut-etre... Je sais pas. On va en tout cas les inviter prochainement, pour voir.
Mais bon voila. C'est tout.

Perso, donc, je dirais que c'est tres, tres dur de se faire des amis Americains, pass'que la definition qu'on en a, en tant que Francais, n'est pas adaptee.
Je pense sincerement qu'en plus, etant un couple Franco-Francais rend les choses encore plus compliquees. Un couple mixte s'en sortira bien mieux a mon avis.

Ca resume aussi bien mon integration dans la societe: meme integre, je reste un Francais, y'a rien a y faire (c'est pour ca aussi que ca me fait doucement marrer la politique d'assimilation a la Francaise)... Je changerai pas.
Un point vraiment positif de tout ca par contre, c'est les liens que j'ai avec MmePiou. On sait qu'on peut vraiment compter que sur l'autre. Ca a Enormement developpe notre sens de la famille. Enormement.
Je l'ai deja dit, mais je sais pas comment ca aurait tourne nous 2*, sans cette experience.

Je finirai donc par dire une chose: mes potes me manquent**.

*: en meme temps c'est un peu con comme remarque, si ca se trouve, ca aurait marche nickel, aussi!
**: a suivre dans un prochain post.

22 commentaires:

Alex a dit…

Ouf!!! Moi qui m'inquiétais de ne pas avoir vraiment avancé point de vue relationnel depuis 2 mois que nous sommes arrivés avec ma femme ;-)

C'est vrai par contre qu'ils sont très vite à te parler et à t'aider... J'ai cru qu'on allait être invités à diner chez notre vendeur de voiture lol

Arnaud H a dit…

C'est normal.

Demande aux Américains où ils ont rencontré leurs meilleurs amis. Tu verras que dans 90% des cas, ce sont des gens qu'ils ont rencontré au lycée ou en fac.

Les Américains ne nouent pas facilement des amitiés durables à moins de partager une expérience forte et relativement longue. Ceux qui sont dans les forces armées se font aussi souvent leurs meilleurs potes dans le monde militaire.

Une fois que tu as ton quota de meilleurs potes, tu n'as souvent plus vraiment besoin de t'en faire de nouveaux. Les Américains sont souvent insulaires comme ça et ne partagent que des amitiés superficielles dans leurs cercles plus larges, le noyau familial constituant le coeur de leurs relations.

Ca prend du temps de se faire des vrais amis ici. Les gens vivent dans leur bulle et ne baissent pas la garde facilement, surtout dans les villes et les banlieues. Ne te décourage pas. Ce que font beaucoup de familles américaines qui déménagent d'un bout du pays à l'autre, c'est de s'intégrer à la vie locale et associative : église ou temple, parents d'élèves, associations locales, clubs, etc.

Ce genre de stratégie n'est souvent pas naturelle pour les Français, qui sont plus spontanés et qui peuvent se faire des potes pour la vie autour d'un verre.

Faut que vous montiez chez nous un de ces jours, on a trop de pinard ici :)

Louis a dit…

Super article et analyse, je confirme de mon coté, que ca soit à Boston ou dans la bay, très très dur de lier d'amitié avec des locaux. Au final, on ne s'en porte pas plus mal, les francais sont légion ici, et sont ravies de pouvoir partager les vies d'expat avec nous.
Les seuls amis non francais que j'ai ici, sont eux memes expats: néo zélandais, australien, européen, etc.

Jean-Yves aka Le mangeur d'escargots a dit…

1.Je suis d'accords avec votre façon de décrire les « américains » et leur façon de faire point de vue « amitié » mais je trouve parfois que les expats Français, d'un certain cote – leur ressemble un peu. Depuis 20 ans sur la région, je n'ai pas fais connaissance de Français et le peu de contact que j'ai eu avec mes compatriote fut de très courte durée. Mes amis sont tous expats autre que français, il y a quelque chose en commun qui fait qu'on partage des expérience similaire. Difficile de faire ca avec votre voisin Américain. Mon expérience avec les expat Français fut somewhat « surprenante ». Peut être plus due a mon éloignement de la ville, loin de la communauté française et de ses organisations. Peut etre aussi que mon épouse n'est pas Française (ni Américaine). Mais je me suis souvent demande si le Français ne préfère pas rester dans son « groupe », entre personne du même pays et même niveau social, ceci repousse certaine personnes, même certain compatriote. 20 ans en dehors du pays c'est un long moment, au point ou je me demande si je serais capable de retourner vivre en France.

Le Piou a dit…

JY: Fait bien attention de ne pas confondre "Expat" et "Immigre".
Je n'ai pas une experience aussi longue que la tienne, mais je sais deja faire la difference.
L'expat (qui est la pour un temps donne) n'en a rien a foutre de se faire des amis US. Tout ce qu'il recherche c'est des copains "Facebook" et de relations de soiree.
C'est pas exactement pareil. Mais je comprends qu'en tant qu'immigres la rencontre avec un Expat puisse etre douloureuse, pour 2 raisons:
1- c'est une super rencontre: on devient vraiment amis. Mais un jour ou l'autre l'expat repartira en France. Tu te retrouveras tout seul pour chialer.
2- C'est une rencontre a sens unique. Tu penses t'etre trouve un ami? Dommage: lui tout ce qu'il voualit c'est t'ajouter sur son profil Facebook.
C'est pas toujours le cas, certes, mais en general, c'est aussi simple que ca.
Je sais que depuis qu'on la green card, on voit des Francais immigres s'ouvrir a nous plus facilement: ils savent qu'on restera pour un bon moment ici.
Et pour avoir vecu la situation inverse, je les comprends. Y'a pas de sens a souffrir (cas #1) ou a se faire chier (cas #2) pour rien.
Enfin, a mon avis.

Jean-Yves aka le mangeur d'escargots a dit…

It make sense.

De mon cote, Je n'ai jamais fait de grande difference entre expats et immigres. Mes amis ainsi que moi meme, meme apres tant d'annees sur une terre etrangere, sommes tous, plus ou mouins, entrain de nous posser la meme questions, si nous rentrerons ou pas. Nous sommes peut etre immigre mais nous avons tous garde en tete l'idee qu'un jour nous serons peut etre tous a l'autre coin du monde. Notre "amitie" ne sais pas forme avec l'idee que nous serons tous pres des uns et autres, mais plus base sur notre experience. Mes amis savent que plus tard, nous boirons peu etre l'apero sur un autre continent.

E. a dit…

Je confirme: en 2 ans et demi au Texas nous ne nous etions pas fait d'amis alors que dans la meme duree en Baviere (ou les gens ne sont pas particulierement ouverts) nous avions au moins reussi a nous en faire un couple...Et au Texas meme pas de copains. il faut dire que nous ne sommes pas trop associatifs et encore moins pratiquant d'une quelconque religion. Ca n'aide pas. Et comme en general nous ne frequentons pas les Francais locaux ben ca laisse pas grand choix.

Ici au Mexique c'est quand meme un peu plus facile. Mais nos meilleurs amis (qui viennent de partir) etaient... allemands.

Tom a dit…

Je veux bien etre ton ami si tu veux... :D

Le Piou a dit…

P'tain c'est vrai que t'es la pour un moment, toi aussi...
Remarque ca tombe bien, pass'que pour etre ami, la, ca va pas etre possible, j'ai piscine.




;-)

Méla a dit…

Salut Le Piou,

Il est assez vrai ton message, et ca me renvoie a notre propre experience, mon mari et moi. J'ai 31 ans, lui 32. Un premier enfant qui devrait montrer le bout de son nez dans 3 mois. Mais cela ne fait que 2 ans qu'on vit dans la baie. On est donc plutot des expatries que des immigres, selon ta definition.

C'est vrai que ce n'est pas evident de se faire de vrais amis Americains. Les seuls que l'on a (des amis pas des potes) et qui sont Amercains, sont democrates (mais on a pas choisi pour ca), seuls ici comme nous (sans famille ou autre) et amoureux de l'Europe (sans parler de la France). Forcement ca aide ;) et je te rejoins quand tu dis que ce n'est pas facile aussi pour les Americains d'etre amis avec nous, la difference culturelle joue toujours, c'est sur, meme si tout le monde essaye de faire des efforts d'adaptation.

J'ai constate qu'il est beaucoup plus simple de faire de vrais amis avec les expatries (notament Europeens Espagnols et Italiens)... peut etre aussi parce que des points nous unissent: l'experience d'expatriation, la critique facile de tout ce que l'on aime pas aux US et la glorification de tout ce qu'on aime en Europe ;)
et peut etre aussi quand tu travailles dans un labo publique car statistiquement, il y a plus d'etrangers. Mon mari qui bosse dans une petite boite privee ne rencontre que des Americains et c'est assez dur d'en faire de vrais amis.

Par contre, je t'envie de t'etre fait des amis Francais ici. Non pas que j'en veuille absolument, mais je dois reconnaitre que a part un couple de trentenaires super sympas, tous les Francais que l'on a rencontres dans la baie etaient tres souvent assez pretentieux, frimeurs et petes de tunes, parlant super bien anglais et se foutant ouvertement de notre accent merdique de debutant... en plus au debut, on vivait avec un seul salaire de postdoc, on etait donc un peu les pouilleux de service, si j'ose dire :)

Ca nous a bcp refroidi ...

Du fait de cette experience un peu negative, je dois dire qu'on ne fait pas trop d'efforts pour aller a des soirees Francaises, de peur d'etre decus encore.

Enfin bref, la vie est quand meme geniale ici :)

J'ai hate de lire ton message sur les amis restes en France, car la aussi des fois on a des suprises et pas toujours celles qu'on attendait.

PS: est ce que vous vous faites plus d'amis Mme Piou et toi avec les enfants et l'ecole?

Le Piou a dit…

Melanie: J'ai pas encore rencontres beaucoup de gros cons dans la communaute Francaise, jusqu'a maintenant. y'en a c'est sur, mais jusqu'a maintenant, ils sont pas majoritaires dans mes rencontres. Bon y'a aussi le fait qu'on contoie ENORMEMENT le milieu enseignant, donc forcement, sans etre un label de qualite parfait, ca fait deja un certain tri.

Poour repondre a ta question sur les "enfants ca cree des liens", je dirai que c'est a double tranchant.
Je trouve en moyenne les enfants super mal eleves par ici (je ne parle ici que de la correction/education, pas du caractere... Y'a des gosses qui peuvent etre super chauds sans etre un probleme pour moi) et franchement j'ai un peu tendance a eviter les enfants qui n'obtiennent pas mon label "education" et donc less parents qui vont avec. Donc bon.
Sur ca tu rajoutes que MmePiou fait tres nettement la separation entre boulot et travail (ce en quoi je pense qu'elle a raison) et donc a part de rares exceptions, on ne frequqente donc pas les parents des copains de Pioupiou pass'que potenteillement MmePiou pour les recuperer tot ou tard comme parents d'eleves...
Meme si on se rejouit d'avoir fait que;lques exceptions.

Lauris a dit…

Expat a portland, Oregon, pendant 4 ans et demenagement a Charlotte, NC depuis octobre 2008. Conclusion: j'ai beaucoup de connaissance a Portland (pas un seul francais, que des americains), et peut-etre trois couples d'americains que je considere comme de veritable amis. On se contacte regulierement, on espere se revoir un jour, etc. Ces americains, un peu comme le dit Mela, aiment beaucoup la france et/ou l'europe. A charlotte, nous connaissont aussi pas mal de monde, mais toujours pas de francais (aussi, je ne les recherche pas specialement, et mon mari est colombien), des americains, et je peux considerer deux couples dont on est assez proches.
Je pense que les villes ou j'ai vecu n'ont pas une grande population de francais ou d'expat en general, CQfD, difficile donc d'en rencontrer (sauf pas mal d'allemands, car on a habite avant en Allemagne et qu'on travaille dans des boites allemandes...ca aide)

Cassandre a dit…

Ca rassure.

A tes categories expats et immigres, j'ajouterais aussi le francais "d'ambassade". Pfff... cela rejoint l'experience de Mela.

Mafalda a dit…

Je pense que c'est aussi lie a la proportion d'immigres/expats "disponible". Lauris dit avoir des amis proches locaux et surtout avoir rencontre peu de francais.
Dans mon cas particulier d'expat vivant au fin fond de nulle part, inutile de dire que rester entre francais c'est impossible (on serait 2 et ca deviendrait vite chiant).
Comme je ne supporte pas la solitude j'ai bien ete obligee de me tourner vers les gens d'ici. La encore, vu la taille du bled, j'ai ete connue par beaucoup avant de connaitre qui que ce soit. Mais j'ai aujourd'hui des gens que je considere comme tres bon amis et pourtant americains (meme des republicains, dingue!)

Emmanuelle a dit…

On a eu de la chance, on s'est fait des amis au Québec :) et ce sont eux qui nous manquent maintenant qu'on est des ex-expat'.

Par contre on est très heureux quand on peut voir les amis qu'on avait laissé en partant au Canada...mais la région parisienne n'aide pas beaucoup pour ça :(

Je suis contente que vous soyez encore ensemble avec MmePiou et que vous ayez une belle famille soudée. Je me rappelle votre première rencontre :-D...je suis sure que Mafalda et Tomate cerise s'en rappellent aussi !

LoicInSeattle a dit…

Pareil pour nous à Seattle...
Très très dur de se faire des amis, meme apres bientot un an passé ici.

On a un couple d'américains dont on est vraiment proche, et c'est à peu près tout.

En meme temps, ce ne sont pas des américains standards, ils ont vécu un momment en europe.

Loïc a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
LoicInSeattle a dit…

oh, sur la différence expat/immigrés...

Nous nous sommes des expats. Nous n'allons pas vers les francais (nous n'en connaissons pas) mais par contre vis à vis des américains nous nous comportons comme si nous allions rester ici indéfiniment, toute durée supérieur à 1 ou deux ans étant pour nous globalement equivalent à Indéfiniment.

Kty a dit…

Salut Le piou !
Franchement, j'aime bien ton analyse qui rejoint carrement la mienne en mieux dit (bon ca c'etait pour les fleurs ... bientot le printemps !) ca fait un an et demi que nous sommes ici dans la Bay area et j'ai pas encore trouve d'amis ... C'est raide parcequ'en France on se faisait souvent des soirees entre potes et ici on se retrouve pratiquement qu'en famille ... On a des connaissances mais pas de quoi faire une soiree comme on prenait plaisir a en faire en France ...
Suis prof de FLE/FLAM aussi, comment se fait-il que je ne connaisse pas mme Piou !!! Hi ! Aussi bien on se connait sans le savoir !
Bizzz
Kty

anthropopotame a dit…

Eh bien, c'était un bel effort d'analyse, et vécu de l'intérieur. Comme d'autres, j'ai apprécié cet article. Bon, moi je vais peut être en Indiana l'année prochaine, mais là bas il y a surtout des brésiliens, donc je ne m'en fais pas trop.

C'est Raoul a dit…

Toujours très intéressant la relation qu'on a envers les nouveaux arrivants. Certains sont sympathiques et on a le gout de les aider (mais c'est rare).
Le plus souvent, ya comme un reflexe d'auto-protection, et de snobisme.
C'est pas anormal non plus.

Ce que je retiens, et je me suis fait la remarque souvent. L'amitié, ca se travaille: faut faire des gestes concrets, faut travailler, etre actif, envers les gens avec qui on a un bon contact, sinon, ca prendra 10 fois plus de temps.

Elo a dit…

Salut! premier comment ici, meme si ca fait un moment que je suis ton blog. Nous sommes a Ocala, petite ville rurale de FL (la seule d'ailleurs) comparable a la taille et a la mentalite d'Annecy. Nous sommes arrives sur le sol US il y a 1 an, et meme si nous avons ouvert un restaurant, le cote social/ relationnel en dehors de celui ci est pratiquement nul. Ce qui me choque le plus c'est leur superficialite, effectivement ils sont tres ouverts, mais n'ont que de la gueule et promettent beaucoup de choses qui n'arriveront jamais (idem dans le business). Bref, je desespere un peu mais je sais qu'il faut du temps.
Cote expats francais, nous n'avons rencontre que deux couples franco americain (et je m'en serais bien passee... Qu'est ce que Le francais est puant a l'etranger quand il rencontre des novices!).
Voila pour ma maigre experience ;)

A bientot.