mercredi 27 août 2014

Clap-clap.

Dear United States of America,

Today, you did accept me as one of your own.

I am thankful, 
I am honored.

New citizen of the United States of America.

Voila: il y a quasiment 11 ans jour pour jour, on débarquait a Berkeley "pour ce qui serait une aventure de 2-3 ans". 
L'expatriation, qui a represente les 2-3 premieres années, aura été en effet une période super excitante.
Decouvrir un nouveau mode de vie, de nouvelles coutumes, une histoire, une culture aura été certainement la partie la plus interessante de ma vie.
Mais ce sont vraiment les années suivantes qui m'auront complètement changé...
Devenir un immigre aura été de loin l'experience la plus enrichissante.
On ne peut pas apprendre autant sur soi-meme qu'en étant dans cette situation (précaire): on est seul, loin de sa famille, de ses copains, tout en étant encore tellement different de ceux qui nous entourent...
On apprend a compter seulement sur soi-même, on se construit. Et en meme temps on ne regrette rien.
Et on ne voit pas qui pourrait vous faire partir de cette terre que vous avez choisie, de ce pays auquel -quoiqu'en disent certains- vous contribuez jour après jour.

En tout cas, voila: l'histoire du p'tit Francais qui s'installe en Californie provisoirement prend fin aujourd'hui.
Consequence logique, je prefere mettre un point final a mon aventure, en remerciant tous ceux qui m'ont suivi jusqu'ici, pour leur presence et leur soutien.

Le Piou.

NDR: je laisse le blog on-line pour ceux qui viendraient se perdre sur ces pages, et l'email pour me joindre restera valable. Au cas ou...

dimanche 24 août 2014

Shake your booty.

Histoire de bien se remettre dans le bain, on eu a droit a un beau* 6.0 cette nuit, "dans le jardin"**:

Rien de casse ici, mais apparemment ils ont bien morfle a Napa...


*: le plus important depuis le fameux earthquake de 1989.

samedi 23 août 2014

Off the grid.

Back apres une semaine passee, sans telephone, sans internet...

Bon et sans Biafine aussi (moins interessant pour le coup...)

Y'a pas quand meme, pour se relaxer et rien faire a part siroter des cocktails sur la plage, y'a pas mieux que le Club...

samedi 2 août 2014

Sup' de co.

P'titPiou est alle a la banque ce matin pour y déposer son argent.
SON argent.
Le p'tit piaf s'est trouve un job fin mai chez les mamies du quartier, pour arroser leur jardin.
Une fois tous les 2 jours, il descend la rue et passe 30-45 minutes a arroser les plantes en pot et le gazon.
Parfois on peut voir que ca le saoule.
Mais n'empêche qu'en 2 mois, il s'est fait $200.

Moi je suis assez content. Deja pass'que c'est du vrai pognon, au sens qu'il l'a gagne seul, qui vient d'ailleurs que de mon porte-monnaie.
Ensuite pass'que meme si ca le saoule parfois il sait qu'il ne retrouvera pas forcement une occaze pareille et du coup il prend ca assez au sérieux.

Seul bémol, il se retrouve quand meme avec un joli pécule, et curieusement, il sait pas trop quoi en faire...

mercredi 30 juillet 2014

In the mirror...

L'avantage d'avoir des collègues en friends sur Facebook, ce sont les ragots...
Dernierement ca a -d'ailleurs- été bien charge, au taf...

Mais c'est le dernier en date qui m'a fait un peu mal:

Petit commentaire vague et anonyme mais qui pese sacrement lourd quand on a un minimum de culture en Basket US: en gros, le gars qui a toujours bosse dans ma boite vient d'avoir une offre pour la quitter.

La peur de l'inconnu, l'excitation du nouveau job... Bref...
Le mec est perdu.

Il se trouve que ce mec est aussi "clef" dans mon projet.
Et que sans lui, on va galerer.
Pas insurmontable, hein: comme disait PapyPiou, "les cimetières sont remplis de gens indispensables.
Et c'est vrai.
On survivra.
On va juste un peu ramer au debut, mais au final, ca passera.
Ca passe toujours.

Ce que je ne comprends pas, c'est que dans ce genre de situation, ils viennent me voir.
Moi.
Moi qui n'ai jamais change de boite, qui ai essuyé PLEIN d'échecs, meme... Et qui surtout, malgré tout, suis reste...
Mais pourtant, la seule personne avec qui il en parle au taf, c'est moi. Jusqu'a aujourd'hui.

Le gars est bon.
Mais il est saoule.
Et il aime pas sa chef.
Bref, malgre les consequences qui vont m'impact-er directement, moi, j'etais plutôt content pour lui.

Et aujourd'hui, il a prévenu sa chef.
Et la, surprise (Enfin pas vraiment, si on y pense), la boite va essayer de "contrer" l'offre.

La, franchement je suis perplexe.
Comment on gère ce genre de situation: il faut que tu partes ou que tu balances un exocet, pour que tout a coup, "ils" s'interressent a toi?

On va certainement lui proposer une promotion. Et certainement une augmentation.
Sans aucun doute, il mérite les 2, a mon humble avis.
Ma question est: a-t-on vraiment envie de rester dans une boite qui doit attendre d'avoir un 44' sur la tempe pour dire "je t'aime"?

Non, mais j'aimerais bien savoir... Pass'que je me la pose de plus en plus cette question, moi aussi...